Commençons par observer un exemple de lecteur d’écran comme celui proposé par le site de l’Élysée : www.elysee.fr
Sans s’en rendre compte, la plupart des auteurs de site font certaines suppositions quant à la façon dont leurs pages vont être lues. Il est vrai que la plupart du temps, une page web est visionnée sur un écran d’une certaine taille, avec des couleurs et la possibilité d’afficher des images, etc...
Pourtant le langage (X)HTML ne se limite pas à cela. L’accessibilité est au coeur même du langage.
Malgré cela, en utilisant des balises comme <i> (pour italique) ou <b> (pour bold ou gras), les auteurs choisissent (souvent inconsciemment, portés par leur logiciels tel que Dreamweaver) d’ignorer ces possibilités en admettant que le caractère italique ou gras d’un mot est forcément compréhensible par le destinataire de la page web.
Mais qu’en est-il de l’aveugle qui lit cette même page web grâce à un lecteur d’écran. A la voix, que signifie un mot en italique, et surtout comment le retranscrire pour que l’auditeur comprenne que ce mot a une signification sémantique particulière ? Si le webmestre voulait dire que le mot doit être accentué, peut être que le lecteur pourrait hausser le ton. Mais peut être que le webmestre voulait signaler le titre d’un livre, auquel cas hausser le ton va empêcher une bonne compréhension du contenu.
Avec cette exemple, on se rend compte que le mot entre les balises <i>...</i> aurait du avoir un sens particulier. Et il existe en (X)HTML de nombreuses balises, dites sémantiques, qui transmettent du sens au lieu d’un simple formatage graphique.
Par exemple, la balise <em> doit être utilisée pour remplacer <i> lorsque la signification voulue est l’emphase. Pour un titre de livre, on pourrait utiliser la balise <cite>, et ainsi de suite.
Les éditeurs graphiques WYSIWYG, de part leur nature même, font les choses graphiquement. Utiliser au mieux le (X)HTML avec toutes ses caractéristiques sémantique est très important pour le web en général et pour vos documents en particulier.
En particulier pour l’accessibilité des pages web aux handicapés et aux logiciels et matériels alternatifs.
Concernant l’accessibilité, la définition adoptée par le W3C est la suivante : "Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales."
L’innovation technologique autorise l’accès et la restitution de l’information au travers de nombreux canaux qui peuvent exclure si l’on n’y prend pas garde certaines catégories d’usagers. L’adoption de standards et de règles communes pour satisfaire aux exigences d’accessibilité telles que définies par le W3C permet d’éviter ce problème.
En réponse au point 31 de la résolution du parlement européen du 13 juin 2002 " tous les sites publics européens doivent avoir le niveau double A (AA) du W3C/WAI ", l’administration française propose les bases nécessaires permettant de faciliter la mise en œuvre des WCAG 1.0.
C’est sur cette base qu’un référentiel à été mis à disposition par l’ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Électronique). Il est la retranscription de la norme WAI du consortium international W3C en Français suivant les obligations de la résolution européenne.
Cet article est librement inspiré d’un article sous licence GNU Free Documentation de Clark du site Minet .